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DES
FORMATIONS EN DROITS DE L'ENFANT A THAZHANGUDA
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Le
20 novembre 1989, l’ONU a adopté
la Convention internationale des droits de l’enfant,
laquelle a été signée et
ratifiée par 191 pays, dont l’Inde
le 11 décembre 1992. |
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A l’origine de ce texte, un constat - l’enfant
est une personne à part entière
et "en raison de son manque de maturité
physique et intellectuelle, a besoin d'une protection
spéciale et de soins spéciaux, notamment
d'une protection juridique appropriée,
avant, comme après la naissance" (préambule
de la convention). Les normes contenues dans la
convention se fondent sur le respect de la dignité
et de la valeur de chaque individu, indépendamment
de sa race, de sa couleur, de son sexe, de sa
langue, de sa religion, de ses opinions, de son
origine, de sa fortune, de sa naissance ou de
ses facultés, et s'appliquent donc à
chaque enfant, partout dans le monde.
En signant la Convention, un
Etat s’engage à tout mettre en œuvre
pour respecter les droits énoncés
et doit rendre des rapports réguliers au
Comité des droits de l’enfant.
L’Inde est un grand pays,
et si des progrès sont à noter,
le travail en vue d’apporter la protection
requise par le traité, reste immense. |
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L’enfant
étant l’adulte de demain, le futur
professeur, employeur, père ou mère
de famille, il est fondamental de le sensibiliser
à des thèmes aussi variés
que la violence, le droit à l’environnement,
le droit à l’éducation etc…,
tout en insistant parallèlement sur ses
propres obligations ou responsabilités
dans la société.
C’est sous forme d’ateliers divers
que nous avons travaillé avec les enfants
de Thazhanguda. Ainsi, par petits groupes de 5,
ils ont dessiné et illustré certains
grands thèmes des droits de l’enfant.
Ils ont également ramassé des déchets
dans le village et les ont collé sous forme
de « bonhomme », afin de prendre conscience
de l’importance de l’environnement
et de leurs obligations à cet égard.
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Par ailleurs, nous avons organisé diverses
formations avec les professeurs du village, les
premières plus théoriques, nous
ont permis d’aborder avec eux les principaux
problèmes auxquels ils sont confrontés
tous les jours – tels la
violence envers et par les enfants, la problématique
des enfants mis au travail et ne pouvant suivre
les cours, tout en, par la suite, cherchant des
solutions à ces problèmes. Nous
leur avons ensuite demandé de travailler
sur l’élaboration d’un guide,
ceci pour sortir des schémas de formation
« ex cathédra » et les impliquer
beaucoup plus sur un plan personnel, mais également
pour leur donner une base sur laquelle ils pourront
retravailler seuls à l’avenir.
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Ils ont apprécié le travail réalisé
ensemble, certains nous ayant confié à
la fin du training, qu’ils comprenaient
maintenant pourquoi le travail des enfants doit
être réglementé, ou en quoi
la violence est nocive au développement
physique et psychique de l’enfant.
Ce fut donc des moments forts
de réflexions, des petites pauses d’éveil
des consciences dans une journée à
Thazhanguda !
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